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n°54

PARTAGEONS UN CHAGRIN

Au nom de nos internautes valdôtains, savoyards et autres sympathisants, je désire vivement présenter nos très sincères condoléances à notre chère Présidente, Jacqueline Viérin-David, ainsi qu’à sa famille, pour le décès de leur frère Firmin Viérin, parti à l’âge d’à peine 71 ans.

Il était natif de l’année 1938. Il avait un don et des capacités, rares de nos jours, de savoir remettre en place bien des douleurs, luxations ou autres calamités articulaires, dues à un geste maladroit, chute ou autre calamité douloureuse, en travaillant ou en pratiquant un sport traumatisant pour les articulations. Tout simplement, il agissait comme nos grands-pères ou nos grands-mères d’antan. Même avec sa petite bouteille d’oxygène, il venait quand même !

Raymond, mon époux, handicapé et un peu « kamikaze », chutait souvent et faisait appel à Firmin, pour le rebouter un peu. Il ne cache pas avoir fait confiance totalement à cet homme qui le soulageait immanquablement dans l’heure qui suivait la manipulation. Firmin va énormément lui manquer. Mais comme ce dernier souffrait beaucoup ces derniers temps, il est parti parce qu’il n’en pouvait plus. Je le crois. Il était au bout de son chemin.

Le peu que j’ai connu de Firmin, venu trois, quatre fois à la maison pour mon mari, c’est une énergie, une force peu communes, qui sur le coup, faisaient quand même bien mal pour remettre quelque chose en place. Mais, au moins, c’était remis en place et on pouvait éviter le pire. Lorsqu’une personne ne supporte pas certains médicaments, il faut bien trouver une solution. Firmin connaissait votre squelette par cœur.

Seul Dieu sait si ce don sera transmis à quelque membre de sa famille, sœur ou frère, enfant, petit-enfant. Nul ne sait. D’ailleurs, faut-il savoir ? Il y a là quelque chose d’authentique qui ne peut être lié qu’à l’œuvre divine. Mais l’homme reste l’homme.

- « Bon voyage, cher Firmin. Que l’Etoile que vous avez choisie soit celle de votre réalité humaine, toute proche de celle du Bon Dieu, qui sait et fait « sur la Terre comme au Ciel »… Vous avez fait vos valises par une nuit de grand froid, chez vous. Et maintenant, vous êtes sur les chemins de félicité, d’éternité et de gloire ! Que la Paix la plus profonde soit pour votre âme ! Rien ne peut s’arrêter là, comme votre sœur Jacqueline courageusement l’a dit ; comme votre fille a eu le courage de le lire à tous, famille et amis rassemblés dans la même pensée, surtout de ceux qui vous connaissaient depuis toujours ! »

Avec le pouce, comme le disent les valdôtains, s’il vient à se bloquer pour une raison ou pour une autre, qui remplacera Firmin pour le remettre en place ?
Pour dire tout de suite après :

Todzor avouè lo poudzo valdoten !

 

  Michèle MacHenin
Michèle notre chroniqueuse
Tous droits réservés à l’auteur. 

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