Au nom de nos
internautes valdôtains, savoyards et autres sympathisants,
je désire vivement présenter nos très sincères condoléances
à notre chère Présidente, Jacqueline Viérin-David, ainsi
qu’à sa famille, pour le décès de leur frère Firmin Viérin,
parti à l’âge d’à peine 71 ans.
Il était natif de l’année 1938. Il avait un don et des
capacités, rares de nos jours, de savoir remettre en place
bien des douleurs, luxations ou autres calamités
articulaires, dues à un geste maladroit, chute ou autre
calamité douloureuse, en travaillant ou en pratiquant un
sport traumatisant pour les articulations. Tout simplement,
il agissait comme nos grands-pères ou nos grands-mères
d’antan. Même avec sa petite bouteille d’oxygène, il venait
quand même !
Raymond, mon époux, handicapé et un peu « kamikaze »,
chutait souvent et faisait appel à Firmin, pour le rebouter
un peu. Il ne cache pas avoir fait confiance totalement à
cet homme qui le soulageait immanquablement dans l’heure qui
suivait la manipulation. Firmin va énormément lui manquer.
Mais comme ce dernier souffrait beaucoup ces derniers temps,
il est parti parce qu’il n’en pouvait plus. Je le crois. Il
était au bout de son chemin.
Le peu que j’ai connu de Firmin, venu trois, quatre fois à
la maison pour mon mari, c’est une énergie, une force peu
communes, qui sur le coup, faisaient quand même bien mal
pour remettre quelque chose en place. Mais, au moins,
c’était remis en place et on pouvait éviter le pire.
Lorsqu’une personne ne supporte pas certains médicaments, il
faut bien trouver une solution. Firmin connaissait votre
squelette par cœur.
Seul Dieu sait si ce don sera transmis à quelque membre de
sa famille, sœur ou frère, enfant, petit-enfant. Nul ne
sait. D’ailleurs, faut-il savoir ? Il y a là quelque chose
d’authentique qui ne peut être lié qu’à l’œuvre divine. Mais
l’homme reste l’homme.
- « Bon
voyage, cher Firmin. Que l’Etoile que vous avez choisie soit
celle de votre réalité humaine, toute proche de celle du Bon
Dieu, qui sait et fait « sur la Terre comme au Ciel »… Vous
avez fait vos valises par une nuit de grand froid, chez
vous. Et maintenant, vous êtes sur les chemins de félicité,
d’éternité et de gloire ! Que la Paix la plus profonde soit
pour votre âme ! Rien ne peut s’arrêter là, comme votre sœur
Jacqueline courageusement l’a dit ; comme votre fille a eu
le courage de le lire à tous, famille et amis rassemblés
dans la même pensée, surtout de ceux qui vous connaissaient
depuis toujours ! »
Avec le pouce,
comme le disent les valdôtains, s’il vient à se bloquer pour
une raison ou pour une autre, qui remplacera Firmin pour le
remettre en place ?
Pour dire tout de suite après :
Todzor avouè lo
poudzo valdoten !
Michèle
MacHenin

Tous
droits réservés à l’auteur.