Pendant que,
d’un côté ou d’un autre, se constituent de petites montagnes
de livres, avec le bon cœur qui nous caractérise, certains
d’entre nous réagissent selon leurs sentiments. Là, bien
sûr, nous nous apercevons que les actions, réactions et
interactions ne sont pas toutes les mêmes.
Mais, ça
ne fait rien, les doux et gentils rêveurs que nous sommes,
ont au moins la grâce d’agir en interaction avec leur cœur.
Aussi, ne vous étonnez pas si vous apprenez un jour que l’un
d’entre nous a fait une crise cardiaque. Heureusement, les
doux et les rêveurs sont protégés par leur bon esprit
positif et rempli d’Amour (avec un grand A comme Ame).
Aujourd’hui, nous sommes bien à une quatre centaine de
livres en tout. Peu à peu nous ferons un tri, afin de ne
répartir que des livres en bon état. ceux qui seront trop
abîmés ne seront pas distribués. Chacun a une manière
particulière à lui-même de soigner, de conserver, de ranger
ses livres. Les tiens, les miens sont impeccables. On dirait
qu’ils n’ont même pas été ouverts. Pourtant, c’est fou ce
qu’ils nous ont appris, nos bons livres. Aussi, parfois,
c’est un petit déchirement que la décision de les offrir, de
nous détacher d’eux, de les retirer du rayon de nos
connaissances, de notre philosophie de la vie, de notre
acceptation des joies et des peines qu’ils ont partagé avec
nous, nos livres.
C’est
inimaginable ce que ce détachement nous enseigne. Non ! L’on
ne se débarrasse pas, on cède le pas. Nous, le livre, qu’il
soit roman, littérature, aventure, philosophie, sciences,
histoire, ethnographie, sciences spirituelles (oui, ça
existe…), métiers d’art, critique d’art, histoire de l’art,
chaque livre choisi a eu, en son temps, son utilité.
Parfois, l’un d’eux a pu rester au rebut, car ses premières
pages ne nous ont pas apporté ce que nous en attendions,
mais nous avons marqué la page avec un petit feuillet où
nous avons fait nos commentaires de l’instant.
Par
exemple : trop désuet - trop politicard - trop démago - la
barbe ! Ce n’est qu’un livre. Mais c’est aussi un auteur qui
vous parle de ses préférences, ses expériences, ses
connaissances et veut, de bon cœur, les partager avec vous.
Série noire, merci bien. Je n’en ai jamais eu aucun dans ma
bibliothèque. Je préfère, comme vous d’ailleurs, les livres
qui parlent à notre âme, à notre conscience, à notre
intelligence.
Et ceux
que vous avez choisi, comme moi, dans la Grande
Bibliothèque du Temps, pour m’apprendre inconsciemment à
m’exprimer, non pas à vouloir imiter. On imite que lorsque
l’on s’applique trop. Je ne m’applique pas. Je m’implique.
Je me suis toujours impliquée, mais j’ai classé les
remerciements dans la Bibliothèque de l’oubli.
Seuls, mes frères et sœurs de cœur ne seront jamais oubliés.
Ni certains livres, intégrés dans la globalité d’un esprit
réceptif à la Beauté.
Notre
Présidente, Jacqueline Viérin-David nous guidera dans un bon
choix, afin d’apporter aux lecteurs valdôtains, jeunes ou
moins jeunes, un élan littéraire vers un français bien
exprimé, même si l’auteur ou auteure n’est pas de l’Académie
Française.
Pendant
que la fourmilière se constitue encore, ici, nos hautes
montagnes se sont couvertes de neige. Incroyable. Nous
sommes bientôt le 14 juillet. C’est ainsi. Les saisons ne
sont plus des saisons et pourtant, les planètes de notre
Galaxie semblent se placer là où le Grand Architecte a voulu
qu’elles soient, dans la ronde céleste qui instaure la
répartition des énergies exactes qu’elles nous distribuent.
L’homme
d’aujourd’hui semble inapte à supporter les changements
climatiques. Ce qui se passe sur Terre est ressenti à bien
des égards. Il est temps de s’informer à la bonne Source.
J’entends tout le monde se lamenter, mais aucun ne modifie
ses comportements, ses pensées, ses paroles. Il n’y a
pourtant pas de mur, tout en même temps qu’il y a un mur
d’inconscience. Personnellement, j’accueille les éléments
avec philosophie. Je mets des chaussettes pour dormir la
nuit, j’enfile un pull de plus, et je regarde le Ciel en
implorant ses grâces, afin que Frère Soleil transperce quand
même un gros nuage. Il a cependant beaucoup de peine à
dissoudre les particules d’H2o habituellement rares à cette
date de l’année. Et puis, depuis là-haut, est-ce que l’on
voit bien à quel point l’ère industrielle, les guerres et la
violence, violent irrésistiblement les lois cosmiques ?…
Alors, je
me dis qu’au dessus des nuages, le Ciel est toujours bleu,
comme dans les yeux de mes amours ! C’est peut-être aussi
pour me rassurer. Et vous, est-ce que cela vous redonne un
peu le sourire, est-ce que cela vous donne l’espérance et la
joie ?…
Post Scriptum
Votre croqueuse de mots a été absente d’Internet pendant
trois semaines, grâce à la rapidité des opérations de
transfert en Savoie.
Michèle
MacHenin-Murzilli
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