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BANQUET
DANSANT DE FIN |
Ils sont venus, ils sont tous là ! Non, dix se sont décommandés à la dernière minute pour chacun ses raisons. C’est vrai, au bout d’un moment, leurs visages me manquaient. Je me disais, ils sont venus, ils sont tous là, ceux et celles auxquels je me suis attachée avec bonheur, vous tous, amis d’adoption et d’affection. Cent dix quand même !

Ils étaient beaux les centres de table composés par
Jacqueline...
Sous un ciel
bien chargé, les cimes de nos chères montagnes
apparaissaient par intermittence, laissant entrevoir que la
neige avait déjà bien reculé. Besoin de neige pour les uns,
neige plus tard pour les autres. Jamais contents les
contemporains…
Nous avons tous
un chemin tracé, plus ou moins épineux, un parcours tout
terrain avec ou sans vélo spécial pour ça. J’en ai écouté
quelques échos. En même temps, d’ailleurs, que le brame des
cerfs juste au-dessus de la Salle des Fêtes du village, qui
dure déjà depuis quelques semaines. Nombreux, lorsque le
silence se fait, c’est presque effrayant. Enfin, quelque
chose de naturel, de vrai, dans cette partie qui, paraît-il,
leur est réservée. Ce sont sûrement des cerfs grimpeurs, car
je leur ai aperçu quelques pentes bien abruptes. Dans mon
pays, la Sologne et le Berry, le cerf est le roi des forêts,
elles sont plates ou bien peu vallonnées mais si belles.
Chez nous ici, ils s’enhardissent à descendre avec leurs
biches, parfois jusqu’à la limite de la clôture à moutons,
à deux pas du parking. Mais ils arrivent assez tard, une
fois que tout le village s’est endormi. Ailleurs, ils font
parfois des dégâts et arrachent l’écorce des jeunes arbres.
Ma foi, il faut bien qu’ils mangent avant que….


Parmi nous,
notre fidèle Claudine Viérin venue de Vallée avec son bon
sourire. Je ne saurais citer tous les noms, car j’en
oublierais tant, que vous ne seriez pas contents. Toutefois,
parmi nous, les visages que nous aimons tous, car ils nous
apportent toujours un moment de rêve et d’oubli du
quotidien. Ce à quoi ce genre de réunion nous aide : c’est à
prendre un peu le large, c’est déposer même pour une
après-midi les valises, tout en ayant peut-être des poches
sous les yeux, car nous sommes tous bien fatigués de tout
plein de tracasseries, sûrement. Ce serait si bon que tout
soit simple, non ?…
Et puis,
Jacqueline, notre Présidente, qui ne nous épargne jamais
d’un bon rire éclatant, qui fait du bien à tout le monde. Le
repas, simple mais bon, fut préparé par le Restaurant
Ferraris que nous connaissons tous. Leur prestation est sans
faille et nous remercions toute l’équipe au grand complet
jusque dans la soirée. Et puis, bonne santé, à maman
Ferraris qui avait été bien malade.

Je n’ai pas encore eu le bonheur de pouvoir me rendre à la Foire de la Saint-Ours à Aoste, qui est si intéressante et belle. J’espère que quelqu’un parmi vous aura la possibilité de transmettre quelques photos pour le Site de l’A.V.S. Il serait dommage de ne pas en parler. Il y a énormément d’artisanat, de si belles créations, car les valdôtains sont de véritables artistes. Chaque année un concours est d’ailleurs organisé auquel chacun participe dans l’anonymat et c’est le public qui se constitue également en Jury. Cette année c’est notre cher Roméo Orfano que vous connaissez tous, qui a eu le 1er Prix pour ses créations de fleurs en bois, entièrement naturelles.

Roméo notre artiste....
Véritable bout-en-train, si nous ne l’avions pas parmi nous, il nous manquerait beaucoup. Que lui et Catherine nous restent fidèles, parce que nous les aimons sincèrement. Ce sont des personnes de cœur, très chaleureuses.

Merci Jacqueline pour ce merveilleux moment....
L’animation musicale, traditionnelle, était assurée par Julien, Christophe, Alain, ainsi que le jeune Bastien petit virtuose de l’accordéon, du haut de ses dix ans. Un passionné qui fait la fierté de son papa et de sa maman. Qu’il continue bien, pour passer des concours, car il en a le talent. Bravo Bastien ! Lorsque vous viendrez en vacances, l’année prochaine, vous ferez également sa connaissance. Je vous le souhaite.

Tiens ! J’ai oublié mon entrée en matière. Tant pis, ce sera pour la sortie, je voulais dire la conclusion :
LES PETITES ROBES DE FETE....
Ce
n’est plus le bal des débutantes, parce que nous savons
valser depuis longtemps. C’était surtout l’occasion de nous
sortir un peu des travaux d’automne, des mains terreuses qui
font filer les bas, d’oublier les courbatures dans le dos,
car nous, les femmes, nous avons mis nos p’tites robes de
fêtes*. Oh ! Bien simplement, car nous ne sommes pas
parisiennes, mais quand même.
Nous avons ressortis nos
vieux talons hauts qui nous donnent, parfois, une démarche
un peu maladroite, et puis… que ça plaise ou que ça ne
plaise pas à nos bonshommes, nous avons mis du rouge à
ongle, du rouge à lèvres et nous nous sommes senties un peu
plus belles qu’au jardin ou à la popote. Quoique ! Vous
savez je fais mes travaux maquillée comme à Paris, toujours,
quitte à faire rire les voisines. Mais tant pis, je suis
heureuse et vous ? L’essentiel, c’est de savoir soigner des
roses et d’avoir la main verte et d’aimer à fond la nature…
jusqu’au taraxacum officinalis… et le moindre lilium sauvage
!
Ainsi, les p’tites
robes de fête, le maquillage font oublier pour un temps, le
temps d’une p’tite fête, l’âge et les soucis, véritable
thérapie qui redonne de la joie de vivre !
* En l’occurrence, moi, j’étais en pantalon, car j’ai laissé mes p’tites robes de fêtes à Toulon où nous allons bientôt retourner pour que mon cher homme ait moins froid !
Michèle MacHenin-Murzilli
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