La belle surprise de Romeo et Raffaela

Le 18 mars 2007 :
 

UNE  MAGNIFIQUE  FETE TRADITIONNELLE

Culture, patrimoine et relationnel valdôtains

 (organisée par l’Association Valdôtaine
 de Savoie au foyer rural de Séez
)

C’est  dimanche, jour tout proche du prochain printemps, relativement décalé dans l’ordre des saisons. Nous sommes deux cent dix rassemblés dans la salle du Foyer Rural de Séez, en Haute-Tarentaise. Au fond du cœur toujours une petite angoisse d’oublier de saluer quelqu’un de notre connaissance. Beaucoup de séerains, mais pas tous. On n’a pas le temps. Le temps… le temps… le temps… répond l’écho !

En avance d’un jour sur la Semaine de la Francophonie, tous les membres organisateurs, ainsi que les adhérents de plus en plus nombreux, internautes ou non, étaient réunis dans un même souhait : perpétuer les nombreuses valeurs traditionnelles de ce beau pays valdôtain, avec dans le cœur un profond désir de voir le plus de monde possible rassemblé sous le même symbole de fierté qu’incarne le fameux coq, dressé sur ses ergots et qui authentifie aussi bien la France que la Vallée d’Aoste. Ce qui n’est pas vraiment par hasard, «…ça remonte loin, tout ça… » à ce que j’ai entendu dire : « …cocorico !  »

Savoyards d’origine valdôtaine, nouveaux adhérents ou sympathisants venus parfois d’assez loin, en harmonie affective, pour une raison ou pour une autre, étaient heureux de se retrouver ou, dans d’autres cas, de faire connaissance. Le Foyer Rural de notre village était comble, pour ne pas dire comblé d’accueillir avec bonheur plusieurs personnalités agissantes du monde valdôtain. Notamment :

Claudine Vierin, Directrice du Service de Promotion de la Langue Française qui apporte le soutien conséquent de la Région, pour le développement culturel et pour la communication au sein de l’A.V.S., était accompagnée de son époux, Monsieur Dino Viérin, ex-Président du Gouvernement de la Vallée d’Aoste. J’en profite là pour remercier la Région Autonome Vallée d’Aoste du beau et bon travail au sujet de leur « MESSAGER VALDOTAIN » dans lequel est représenté pratiquement chaque habitant des villages valdôtains. Ce qui me semble dénoter d’un profond respect du concitoyen, du plus âgé au plus jeune. Bienvenue aux bébés valdôtains. J’ai reçu avec joie également l’ouvrage du Professeur Robert Berton, qui est un recueil de tous les Châteaux de la Vallée d’Aoste et leur rôle dans l’Histoire. Cet ouvrage m’a été remis par Renée Guidon, notre aimable trésorière à l’A.V.S.


Nous avions, bien sûr, parmi nous, Nicole Puissant, Adjointe à la Commune de Séez, qui représentait celle-ci - Pierre Bich, Président du COFESEV - Pierre Huc, secrétaire de la Valdôtaine Provence-Côte d’Azur, souffrant, s’était excusé - Anna Haward, Présidente de l’Union Valdôtaine de Lausanne, accompagnée de son époux - Sauro Carciani de l’U.V. de Lausanne également, délégué du COFESEV, accompagné de son épouse - René Brunet, Président de l’Union Valdôtaine de Lyon et son épouse - Jean-Baptiste Pedretti, Président de l’Union Valdôtaine de Paris et son épouse - Francis Pramotton, secrétaire de l’Union Valdôtaine Dauphiné-Savoie et Trésorier du COFESEV, son épouse et sa maman âgée de 89 ans.

Mais continuons la description du Banquet, car c’est dans une ambiance de grande valeur, aussi bien quantitative que qualitative, grâce à la merveilleuse Chorale de Gressan,  dirigée par Pierre Brocard, que leur excellente prestation nous a tant émus. Descendus schuss (pardon ! en car) des montagnes valdôtaines, dans leur uniforme typique ; les chanteurs, usant d’un minuscule instrument, nommé frustapot en patois (ce qui veut dire justement use-lèvres) l’harmonica dans chaque main, alternaient adroitement pour rendre des sons harmonieux et différents, nous remémorant l’écho des montagnes. C’était magnifique ! A vous donner de grands frissons, comme le dirait ma tante d’élection, car « c’était tant beau… et tant vrai… ».

Formée aux chants liturgiques et ceux populaires, cette chorale créée en 1958 par feu Aimé Berthet Sénateur, n’accueillit un chœur de femmes qu’en 1990, lorsque Pierre Brocard en prit la direction. Mais ils resteront symbole de la vie tranquille campagnarde. C’est eux qui agrémentèrent la messe de ce beau dimanche, donnée à Bourg Saint-Maurice.

Il est évident que, sans la volonté de notre Présidente, Jacqueline Viérin-David, toujours aussi dynamique, efficace et passionnée, beaucoup de valdôtains de France, de Navarre et d’ailleurs, d’abord discrètement à la recherche de leurs chères racines, mais souvent perdues par des familles dispersées, n’auraient pas la possibilité aujourd’hui de mettre un point d’honneur à des retrouvailles affectives dans le contexte de l’A.V.S. et de son Site Internet, pour ceux qui peuvent l’utiliser.

Ce sont Roméo, son épouse Catherine et Raffaella, artisane, qui ont créé un nouveau petit cadeau en bois, réalisé avec amour et générosité, représentant bien sûr l’emblème de la Vallée d’Aoste, le fameux coq, de style naïf, très joli. Tout le monde en a reçu un. Donc deux cent dix créations à la main ! Et puis,  un excellent repas (bah ! Tant pis pour le régime…),  était préparé par l’un de nos meilleurs restaurateurs séerains, tenant la place de père en fils. Je citerai la Famille Ferraris.

Les valdôtains aiment beaucoup chanter, danser, rire et plaisanter, vous savez bien ! La fête, ici, c’est toujours l’occasion de se tourner un peu la tête à l’envers et d’oublier les contraintes et les soucis de la vie actuelle. Alors, on a mis le paquet ! au son des accordéons de Julien, Christophe et notre petit nouveau, Fabien, fabuleusement  doué, malgré ses neuf ans !  

Vraiment ! C’était un beau dimanche… au bord de l’eau… car dehors il tombait des cordes, mais la neige n’avait pas voulu descendre (finalement, heureusement pour nombre d’entre nous…), jusqu’en bas. Pas mal de gens préfèrent, maintenant, la voir en haut, pour ceux qui en ont réellement besoin pour travailler !

Parmi nos têtes blanches, quelques unes nous manquaient, bien sûr, soit en raison de leur grand âge, soit en raison de fatigue ou maladie. Nos doyens et doyennes, qui naquirent il y a bien longtemps et dont les doléances de la vie et de la guerre les éloignèrent si jeunes (tout le monde le sait, mais il faut le répéter aux jeunes générations, sans cesse…)  souvent pour toujours, de leur beau pays valdôtain. Ceux qui chantaient, il n’y a pas encore très longtemps :

« Cher pays qui me vit naître
Sol chéri de mes aïeux
C’est pour toi que je veux être
De tes beautés orgueilleux… »

ou bien encore :

« L’est passà Sen metzé, lo solèi sa trevolle,
Son tseut via le bertzé, la montagne se désolle… »

Une prière me vient du fond du cœur : qu’aucun de nous, même par alliance, n’oublie que nos ancêtres sont comme la source fraîche qui coulera toujours, toujours, de nos montagnes chéries, du moins je le souhaite ardemment  ; qu’aucun de vous, descendants directs de la belle Vallée d’Aoste riche de ses couronnes enneigées et majestueuses, n’ignore,  n’occulte ses origines aussi pures et belles, et perpétue ainsi d’authentiques traditions, un amour du travail, un amour enchanteur, comme c’est d’ailleurs le but suprême de l’Association Valdôtaine de Savoie  - soyez nombreux à nous rejoindre !… Venez… venez…

Michèle MacHenin-Murzilli

La veille - Apéritif et dîner avec le groupe


Le 18/03 - Messe chantée par le Groupe...

Puis aubade devant l'Eglise de Bourg

Au Foyer Rural de Séez

tout commence par discours et chansons

L'après midi Julien

et

 ses amis

 nous firent danser

Il fallait bien cela pour digérer l'excellent repas servi.

Pour les irréductibles, on re-prépare la salle pendant ,

que Jacqueline mitonne sa célèbre soupe à l'oignon