|
Un beau voyage au pieds des quatre Reines :
Mont-Blanc, Mont-Rose, Cervin
et Grand-Paradis
Auteur : Michèle MacHenin-Murzilli
... Franchir un Col semble presque banal, quel que soit ce Col...
Le franchir en plein hiver à seize ans, comme l'ont fait certains de vos aïeux, aujourd'hui âgés de quatre-vingt dix ans, chapeau ! Bravo, les Dictateurs ! Pourtant, la moindre offense que puisse nous faire, aujourd'hui, ce haut-lieu floral, pastoral et de haute montagne, c'est que de l'autre côté, il y a toujours « autre chose »...

Col du
Petit St Bernard l'ancienne douane
L'on comprend vite que la beauté est de ce Monde, en empruntant les fameux virages de la descente vers La Thuile, nous irons voir en chantant ce qu'il se passe dans « la più bella valle » celle dénommée Aosta, pour approcher tout le reste. Une indépendance enrichissante, une indépendance conservatrice et de belles traditions mises en exergue. Un sens de la protection de la nature bien plus développé que de l'autre côté du Col (c'est-à-dire en France), qui ferait plaisir à de vrais écologistes (je souligne : des vrais... ). Une indépendance, pour les valdôtains de France, qui résonne au mot de « vacances au vert et à la montagne », le plus loin possible de la pollution des grandes villes.
Cette vallée dont l'histoire féodale fut tout particulièrement intense, a laissé beaucoup de traces et de fortifications primitives (depuis l'autoroute, même pressés, nous pouvons toutefois en admirer la restauration complète). Et puisque nous sommes au pays des quatre « reines », nous pouvons aussi parler des rois : ceux qui savent si bien travailler le bois, la pierre, la terre (pour ne citer qu'un exemple qui m'a frappée... ), pour la construction d'habitats plus naturels, donc plus sains. Nous en tiendrons, avec une bonne émotion au niveau du coeur, la plus haute valeur qui soit.

Arrivée devant les Ets Bertolin à ARNAD

La
collation

Avant la visite des laboratoires
Après s'être regroupés à
six heures du matin à AIME, les cent-cinq inscrits à ce
beau voyage en Vallée d'Aoste, partaient en car (MARTIN) le
coeur léger, plein d'entrain et de cordialité, comme ils en
ont l'habitude si chaleureusement depuis
des années. Bien longtemps, d'ailleurs, avant que je ne
fasse irruption dans les circonstances de la vie savoyarde
et valdôtaine !

Après
la visite une courte pose s'impose
Nous nous retrouvâmes, vers les onze heures, en ce bon dimanche du 18 juin 2006, devant la « tranche la plus typique de la Vallée d'Aoste » et tous ses savoureux dérivés parfumés aux herbes des Alpes, à Arnad,
petite ville de la vallée d'Aoste au décor naturel et
grandiose (Il suffit de lever les yeux... ), située à environ une trentaine de kilomètres d'Aoste. Une copieuse dégustation était servie en plein air, devant l'entrée du magasin d'usine, si joliment décorée.

Le
gros de la troupe....
Ce magasin, qui est un écrin de saveurs, comporte non seulement les produits mis à la vente, mais également des oeuvres d'artistes valdôtains maîtrisant l'art du bois le plus subtil que l'on puisse voir. Plusieurs bas-reliefs de style moyenâgeux attiraient immédiatement l'attention. Dans une énorme souche de noyer, toutes les scènes sculptées, concernant la transformation du porc pour les nourritures « terrestres » dont on se régale tant.

Prêts pour le départ
L'importance de notre groupe, auquel s'étaient joints certains adhérents venus de plus loin, demanda beaucoup de temps pour d'épicuriennes emplettes et nous fîmes tous la queue à la caisse pour rejoindre les cars, afin de repartir vers Montjovet (situation pré et protohistorique à approfondir), au Restaurant « NAPOLEON » où nous attendait, en effet, un copieux repas. Une cascade « de quelque dizaine d'antipasti » arrivèrent une à une, ponctuant la communication à bâtons rompus. Gargantua veillait sur l'assemblée. La faim passa, mais nul ne s'enivra.

Merci
à notre sympathique présidente pour son dévouement
J'ai pu noter que l'Association Valdôtaine de Savoie, allait enfin pouvoir débuter une petite bibliothèque, grâce au don d'un nombre de livres très documentés, par Monsieur Sandro Cout, à notre Présidente Jacqueline Viérin-David. Elle est une personnalité dynamique et dévouée à la « conversation-conservation » valdôtaine de Savoie. Elle se donne un mal fou, mais avec grâce, pour maintenir avec dévouement, la beauté du mouvement valdôtain, secondée par plusieurs membres bénévoles se donnant également énormément de peine.
N'oublions pas que l'Association a son siège social en Mairie de Séez (HauteTarentaise). Il existe également un Seez (sans accent) en Vallée d'Aoste (j'ai observé un panneau directionnel un peu avant Villeneuve... ). Qui saura déterminer l'énigme étymologique de ce nom de lieu ? A vous les linguistes du temps passé ! ...

Notre
doyenne : "Hum
!! Que c'est bon !!!"
Nous allons, ensemble, faire tout notre possible pour développer un volet de plus en plus culturel au coeur de l'Association, afin de motiver toujours plus d'adhérents et peut-être intéresser des jeunes qui voudraient garder leurs racines. Et puis, sans doute, les ouvrages offerts ainsi que le livre de Monsieur COUT nous permettront-ils de repérer d'autres sites intéressants, dans ou au-dessus de la riche Vallée d'Aoste que nous aimons tant !
Michèle MacHenin-Murzilli

Retour Haut de page

|